Un grand Merci à Erikillmister (ex Soil Chronicles) pour sa chronique de l’album “PSYCHO MIRROR” qui nous le rappelons, sortira officiellement le 1er Mars 2025 !
“9 ans, c’est long ! Mais ou était passé Norwalk ? Rien à se mettre sous la dent depuis le formidable EP « Rebirth » et des quelques convaincantes « support dates » avec en point d’orgue la finale nationale du « headbang contest » à la Flèche d’Or (Paris). Les années COVID avaient-elles eu raison du quatuor voironnais ?
S’étaient-ils tout simplement désagrégés dans la langueur quotidienne de la vie ?
Que Nenni ! Aimant les choses bien faites, ils peaufinaient tout simplement leur retour, et ça a pris un peu plus de temps que prévu ! Mais je vous prie de croire que le résultat est à la hauteur de l’attente !
Un instrumental sobrement intitulé « intro » nous fait directement entrer dans le vif du sujet, et d’emblé on se rend compte que quelque chose à changé chez Norwalk. En effet, la sonorité semble différente, avec un spectre sonore plus élargi, n’hésitant pas à lorgner vers le Nu metal.
« Psycho mirror » qui donne son nom à l’album est de facture un peu plus classique, son riff principal découpe l’auditeur à la manière d’une tronçonneuse hightech, précise comme un scalpel et implacable comme la mort. « Cognitive dissonance » est l’archétype de ce que Norwalk maitrise, les morceaux aux ambiances multiples. C’est magnifique ! Tout s’enchevêtre à la perfection, guitares aux entrelacs alambiqués juxtaposées sur de lourdes sections rythmiques, le tout magnifié par la rondeur d’une basse aux accents presque funky. Du travail d’orfèvre !
Comment ne pas aimer aussi le crescendo de « march of the clicks » ? De plus en plus vite, de plus en plus fort, une véritable démonstration de force. Le chant, ici parfois en growl, est une réussite. Suivant le tempo effréné de ses comparses, John se déchaine, semblant même en garder sous le capot.
Voilà un des paramètres qui a été modifié chez Norwalk ! Le chant est plus diversifié, moins monocorde, un plus indéniable.
De facture un peu plus classique « Feelings hunter » comblera d’aise les aficionados d’un thrash plus conventionnel, quand le combo décide de faire lourd et gras, il contrôle le genre, et ce n’est pas cette violence jugulée qui me fera dire le contraire.
« Creeping me » est sans doute pour moi le titre le plus accrocheur de l’album. Il résume à merveille l’évolution des isérois. Du growl ici encore, mais aussi une partition lorgnant parfois vers Machine Head, une alternance de rage et de répits excellemment interprétés…
« Hybrid museum journey » est quand à lui la pièce maitresse de l’édifice. Un sublime instrumental délivré de main de maitre par les quatre compères revisitant tout le catalogue de leurs influences, à la Norwalk, sans plagier, sans excessives fioritures. La sobriété n’a ici d’égal que le talent des musiciens. Tout est parfaitement pensé. On pourrait presque parler de peinture, de fresque. Une réussite absolue ! 600 secondes d’instrumental, ou jamais on ne s’ennuie, il fallait oser ! C’était un sacré pari… Mais qui au final s’avère gagnant !
La touche finale de l’édifice est une sorte d’hommage au passé un brin parodique en guise de conclusion, avec « thrash racer » on ne fait pas dans la poésie, on va à l’essentiel …Du thrash pur et dur ! Comme John, Bans, Byff et Jeff l’éructent… « WE ARE NORWALK! »”
Erikillmister
-Petite évolution de la page “Discographie”, les morceaux sont désormais disponibles en écoute directe sur le site !
-Vous trouverez aussi les liens vers la plupart des plateformes de streaming sur la page “Streams et contact”
A très bientôt
Norwalk